Même type d’innovation
Les ateliers participatifs encouragent les étudiant-es à réfléchir à leurs pratiques de consommation et de mobilité, à partager leurs expériences en groupe et à envisager des changements durables. Ils/elles rédigent ensuite des synthèses sur le soutien aux initiatives de consommation durable en se basant sur des études de cas et des discussions collectives.
Ce cours est dispensé à 6 programmes de Master de la faculté des sciences, l’objectif est de sensibiliser les étudiant-es aux enjeux de la durabilité en abordant notamment les concepts de consommation et de changement social.
L’intention de l’enseignante était de pouvoir proposer à ses étudiant-es une partie théorique pour bien comprendre les concepts disciplinaires, mais également une partie plus pratique, malgré l’effectif élevé d’étudiant-es, pour illustrer l’application concrète des théories abordées.
Après une première partie de cours théorique, l’enseignante a mis en place 2 ateliers participatifs, l’un sur la consommation de nourriture et l’autre sur la mobilité ainsi qu’un travail de groupe sur une initiative de développement durable.
Lors des ateliers, les étudiant-es commencent par réaliser un exercice réflexif individuel au cours duquel ils/elles vont devoir rédiger un rapport de 2 pages sur leurs propres comportements et pratiques de consommation alimentaire/de mobilité sur une durée d’une semaine. Dans une seconde partie, les étudiant-es vont, en groupe, pouvoir mettre en commun et comparer leur façon de s’approvisionner en aliments ou de se déplacer pour voir comment s’inscrit leur pratique individuelle au vu du collectif. Ce questionnement individuel et ces réflexions communes les impliquent davantage et leur permettent de remettre en question leurs pratiques en envisageant des changements vers un mode plus durable. Pour nourrir les réflexions entre les étudiant-es, des études de cas sont proposées en classe inversée par l’enseignante. Sur la base des études de cas et de leurs réflexions communes, les étudiant-es sont amené-es en groupe à rédiger des synthèses sur comment certaines initiatives vers la « consommation durable » peuvent être soutenues en prenant en compte des contraintes matérielles et sociales identifiées.
Pour le travail de groupe, les étudiant-es sont invité-es à appliquer un cadre conceptuel de changement social vu en cours pour analyser et soutenir une initiative existante (zéro déchet à Carouge, jardin communautaire, etc.). Le livrable prend la forme d’un rapport écrit, en plus d’une revue de littérature. Les étudiant-es sont invité-es à être force de proposition et à explorer des pistes de développement possibles basées sur la politique d’urbanisme.
L’évaluation des étudiant-es en contrôle continu est basée sur les ateliers participatifs (40 %), le travail de groupe (50 %) et la participation au cours/conférences, dont 2 invité-es externes par semestre (10 %).
Pour que ce format fonctionne bien, il est important que les étudiant-es soient au clair avec la théorie avant de passer à la partie pratique. Ils/elles doivent travailler régulièrement et effectuer les lectures demandées pour faire les travaux de groupes. Pour responsabiliser les étudiant-es dans leur apprentissage, une partie de l’évaluation porte sur les travaux individuels préalables et la participation au cours.
Pour que le cours soit d’actualité, les thématiques des ateliers et les ressources mises à disposition sont régulièrement mises à jour.
La formation des groupes d’étudiant-es est toujours délicate, en particulier quand ils/elles ne se connaissent pas. Les étudiant-es qui souhaitent travailler ensemble en ont la possibilité, pour les autres, les groupes sont générés automatiquement. Au vu du large effectif, le 1er atelier est divisé en 2 sessions — avec 2 modérateurs/trices.
« Le cours permet une vue d’ensemble des approches théoriques sur les questions de changement durable et de changement social, tout en impliquant les étudiant-e-s via une participation aux discussions et à des workshops qui lient théorie et pratiques. » « Les cours sont bien structurés, instructifs et communiquent clairement les informations. Les diapositives contiennent des références à des documents ou à des sources permettant d’approfondir l’apprentissage. Au début de chaque cours, nous sommes informés des concepts spécifiques que nous allons couvrir pendant ce cours et de la manière dont nous allons aborder ces sujets. Les lectures assignées soutiennent directement l’apprentissage des cours magistraux. De nombreux exemples sont fournis pendant les cours pour illustrer les concepts et théories clés. J’apprécie également que le deuxième devoir soit un devoir individuel, car ce semestre, dans tous les cours, nous avons été submergés de projets et de devoirs de groupe. »