Même type d’innovation
Les étudiant-es participent au concours "Students Reinventing Cities" en formant des équipes multidisciplinaires. Ils/elles collaborent avec des villes du monde entier pour concevoir des projets de régénération urbaine respectueux de principes durables et adaptés aux stratégies spécifiques de chaque ville.
Le cours de Master « Urban Futures Workshop » a pour objectif d’encourager une réflexion innovante au sujet des défis de la durabilité urbaine. Les étudiant-es proposent des projets en lien avec des objectifs de développement durables.
Lors des éditions précédentes du cours, les étudiant-es ont été amené-es à travailler sur le terrain pendant 2 semaines (San Francisco en 2018, Dakar en 2019 et Athènes en 2020). Les institutions partenaires sur place ont accueilli les étudiant-es de l’UNIGE et ont assuré une collaboration avec les autorités locales et des ONG. Le choix des villes a été motivé par les recherches menées par l’équipe enseignante et par l’identification d’un enjeu de durabilité (ex., aménagement d’une zone urbaine inondable à Dakar, enjeux de durabilité autour des aéroports).
Dû au contexte sanitaire de 2020-2021 et à l’impossibilité de se rendre sur le terrain, l’équipe pédagogique a cherché le moyen de digitaliser cette expérience. Elle a ainsi pris la décision de rejoindre le concours « C40 Students Reinventing Cities » organisé en ligne, afin de permettre aux étudiants de vivre une expérience se rapprochant du réel.
Dans le cadre de la compétition internationale « Students Reinventing Cities », lancée par l’organisation « C40 Cities » (un réseau de métropoles engagées dans le développement durable et la transition écologique) les étudiant-es ont été invité-es à proposer leur vision de quartiers urbains plus verts et inclusifs. Ce concours permet aux membres des milieux académiques et aux étudiant-es de collaborer avec des villes du monde entier. Ensemble, une vision des villes plus durable et plus inclusive est imaginée, en repensant notamment la manière dont les quartiers sont aménagés.
Les objectifs du concours visent non seulement une évolution vers des villes plus vertes, mais aussi la mise en place d’une large coalition composée de jeunes militant-es pour le climat, de représentant-es des syndicats, d’entreprises, d’universités et de la société civile. Chacune des 18 villes participantes (ex., Athènes, Bogota, Chicago, Dakar, Reykjavik…) a identifié des quartiers, des îlots urbains ou des rues à redessiner et regénérer.
Durant les 13 semaines du workshop dédié en partie au concours, les étudiant-es réparti-es en équipes multidisciplinaires sont immergé-es dans le monde professionnel et appelé-es à développer un ensemble de compétences transversales en montage et gestion de projet (travail d’équipe, respect des délais, communication sur l’avancement, rédaction de rapports, dessins, croquis et cartes du plan d’aménagement…). En parallèle aux projets collectifs, les séances de cours permettent d’acquérir des connaissances théoriques et pratiques sur des outils d’urbanisation.
Concrètement, chaque équipe d’étudiant-es développe un projet pour la ville avec un plan d’action complet en collaboration avec les universités locales. Les actions et les solutions proposées visant à régénérer les sites choisis sont en accord avec les 10 principes du C40 (ex., mode de vie durable) et les priorités définies par chaque ville. Le plan d’action doit être conforme à un cahier des charges ainsi qu’avec la stratégie des villes sélectionnées et les règles d’urbanisme. Il doit inclure notamment un budget, un calendrier avec les phases de réalisation, les défis techniques spécifiques, les acteurs clés et leurs responsabilités.
La mise en place de cette innovation afin de pallier les restrictions de mobilité a nécessité de la part de l’équipe enseignante un gros travail d’adaptation. Le programme et les objectifs du workshop ont été entièrement repensés pour répondre aux exigences et aux deadlines du concours C40.
L’expérience s’est avérée être une occasion unique de placer les étudiant-es dans un cadre professionnel afin de développer leurs compétences génériques en gestion de projet tout en collaborant à l’international.
Ce format en ligne a permis aux étudiants, sans avoir à se déplacer sur le terrain, d’accéder à des données partagées par les acteurs locaux. Ils ont également pu découvrir de nouvelles applications numériques open source (Kobo Collect, Epicollect, Noisetube, Plum Air Quality et Open Street Map) et renforcer leurs capacités méthodologiques dans le contexte de digitalisation croissante des villes.
Les étudiant-es de Genève sont sorti-es lauréat-es à 4 reprises du concours : 2 fois en tant que projet vainqueur (Athènes et Bogota) et 2 fois en tant que prix spécial du jury (Dakar et Reykjavik).
« C’est un cours très intéressant et engageant. Les projets dans lesquels nous nous engageons sont très pratiques et pertinents pour nos carrières ». « Ce cours était très pratique et bien structuré. La proposition de projet en tant que concours était très stimulante, parce que nous, en tant qu’étudiant-es, avons une chance d’utiliser la théorie et de la mettre en pratique ». « Bien adapté à l’apprentissage à distance ». « La communication, la réactivité des professeurs et l’accompagnement rigoureux pour nous permettre de mieux accomplir nos tâches et faciliter nos apprentissages. De plus les nombreuses interventions extérieures sont très utiles pour avoir des exemples concrets des acquis théoriques du cours ». « Les professeur-es sont présent-es, fournissent des informations et feedbacks de haute qualité au cours de la progression de notre projet, que ce soit en matière d’idées, de réseau ou d’améliorations à faire. Ce cours permet aussi de développer de nouvelles compétences. Les professeur-es étaient motivé-es et cherchaient toujours à impliquer les élèves malgré le format d’enseignement à distance. Bravo! ». « Je pense qu’il serait vraiment important que l’enseignant-e donne quelques indications ou conseils sur comment préparer l’échange. En réalité, lire des textes que nous avons préparé au préalable nous fait perdre un peu le but de l’échange : parler avec spontanéité et en “live”. Il faudrait donc selon moi que l’enseignant-e nous explique comment préparer la discussion (vocabulaire, points de grammaire) sans que cela ne prenne la forme figée d’un texte. »
« J’ai été satisfaite de la mise en place et du déroulement de ce programme, certains thèmes sont bien plus compliqués que d’autres notamment celui de l’environnement ou personnel comme celui de la santé. Pour ce qui est du thème de l’environnement je l’aurai placé à la fin du cycle tandem voire pas du tout au vu de la difficulté du thème que j’ai trouvé pour celui-ci non adapté à mon niveau et à celui de mon tandem. »
« Un retour d’un-e professeur-e ou d’un-e administrateur/trice sur nos résumés dans les forums 30 peut-être que prévoir une heure fixe pour tout le monde serait plus simple dans l’organisation entre tandem, les deux parties étant très occupées toute la semaine. Il est difficile de trouver une plage horaire qui conviennent chaque semaine. »
« Serait-il possible, dans un souci d’interculturalité, de rajouter un thème concernant les fêtes, afin d’ouvrir le débat et l’explication de certaines coutumes nationales ? De plus, un thème sur la politesse permettrait lui aussi d’entrer dans la culture chinoise à un niveau concret, et permettrait de se rendre compte du degré d’importance des rires et de la morale confucianiste chez les jeunes d’aujourd’hui. Ces deux thématiques, pouvant être réunies en une seule assureraient une prise de conscience significative sur les différences d’évolution des deux civilisations. »