Même type d’innovation
Cet atelier intensif de master rassemble des étudiant-es aux parcours variés, qui explorent une problématique générale avant de se répartir en groupes pour développer leurs projets. L'évaluation se fait à travers des présentations orales et des rapports techniques.
L’atelier a pour but de permettre aux étudiant-es de développer une innovation dans le domaine du développement durable en leur fournissant les bases théoriques et pratiques nécessaires. Plus largement, il s’agit également de développer et maintenir un lien avec la Genève internationale et ses acteurs/trices clés en termes de développement durable ainsi qu’avec le programme environnemental de l’ONU (UNEP).
Un 2e but important de cet atelier est de développer les compétences transversales des étudiant-es notamment leurs aptitudes en communication.
Cet atelier qui se déroule sur 2 journées entières par semaine est le 1er cours de Master pour des étudiant-es provenant d’horizons très différents (lieu d’origine, âge, connaissances et pratiques). Les étudiant-es sont souvent inquiets/ètes et n’ont pas forcément une idée claire de ce qui est attendu. C’est pourquoi lors du premier cours un handbook contenant les concepts clés, les objectifs pédagogiques ainsi que ce qui est attendu en termes de livrables leur est fourni et est revu lors de la première séance de présentiel.
Lors des 3 premières semaines, la problématique générale définie au préalable par l’enseignante leur est fournie (ex., l’extraction et la consommation de sable ou le plastique). Ils/elles vont approfondir le sujet en abordant différents aspects de sa complexité, notamment autour de tables rondes avec des expert-es internationaux-ales. L’objectif est d’amener les étudiant-es à avoir une vision globale de cette problématique et de réfléchir par rapport à leurs propres compétences dans le domaine.
À partir de la 4e semaine, les étudiant-es sont réparti-es par groupes de 3 à 6 et définissent leurs problématiques spécifiques. Jusqu’à la 9e semaine de cours, la structure du cours va se construire autour de ces problématiques et des besoins spécifiques rencontrés par les étudiant-es (ex., la nécessité de rencontrer un-e expert-e de la question). Ils/elles peuvent également accéder au Fablab qui leur donne la possibilité de construire et de tester des prototypes. Le but étant de les amener à passer au travers de chaque étape du processus d’innovation et leur apprendre la procédure derrière. Concrètement, ils/elles vont tester leurs idées jusqu’au bout, vérifier leur faisabilité et si ce n’est pas le cas développer une nouvelle innovation.
Les étudiant-es sont amené-es à présenter régulièrement (1x/semaine) l’avancement de leurs projets en 3 min. Ces présentations éclairs donnent la possibilité aux enseignant-es de vérifier le niveau l’engagement des étudiant-es et si le projet évolue dans la bonne direction. À chaque session de présentation ayant lieu au Campus Biotech, au moins une personne externe est présente ce qui permet d’enrichir le feedback reçu par les groupes.
Durant les 10e et 11e semaines, ils/elles doivent préparer et réaliser une présentation orale évaluée à laquelle différent-es expert-es sont invité-es à participer. Ils/elles réalisent également en groupe un rapport technique sur leur innovation.
La dernière semaine d’atelier prend la forme d’un Learning festival et est réservée à la réalisation d’un exercice de réflexion personnelle et collective notamment sur les aspects du cours qu’ils/elles ont préféré. Ils/elles écrivent chacun-e sur un post-it 3 aspects qui sont ensuite approfondis ensemble. Cela se fait de manière dynamique, basée sur le jeu de cartes « SNAP » (chaque étudiant-e note l’aspect choisi sur un post-il et repère les étudiant-es ayant choisi le même pour former un groupe).
L’évaluation se fait sur la base de la présentation orale, le rapport technique ainsi que sur le présentiel.
Ce format d’atelier demande un grand investissement en temps pour l’enseignante qui prépare chaque année à l’avance le handbook et qui va encadrer avec l’aide de ses assistant-es les différents groupes.
Afin qu’une relation de confiance s’installe entre l’équipe enseignante et les étudiant-es, il convient notamment de bien expliciter le cadre de l’atelier aux étudiant-es (les attentes, le feedback, les présentations…).
À noter que le nombre d’étudiant-es par groupe n’a pas été choisi par hasard. Au-delà de 6 étudiant-es, les groupes deviennent trop difficiles à gérer et en dessous de 3 étudiant-es la diversité au sein du groupe n’est pas assez grande.
[Avis librement traduits de l’anglais] ” Il vous pousse à explorer vos limites et vous incite à trouver des solutions grâce à un apprentissage basé sur les défis. De plus, il offre d’importantes possibilités de réseautage qui rendent tout cela plus réel. Enfin, les enseignants étaient très bons. ” ” Il donne aux étudiants une chance de travailler ensemble et d’apprendre les uns des autres. Nous apprenons à nous écouter et à nous aider les uns les autres, même si nous ne sommes pas dans le même groupe. Il nous permet de voir comment les projets de travail réels sont réalisés et comment nous pouvons mettre en œuvre nos projets dans la vie réelle. Cela nous donne une approche très réaliste. J’apprends beaucoup, beaucoup de compétences différentes. J’essaie différentes choses. Nous rencontrons différentes personnes et apprenons d’elles en travaillant en réseau. Le projet d’innovation Sand est tellement amusant et je me sens fière de travailler sur quelque chose de très nouveau et d’inconnu. “